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du Tigre
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Angola : le secret le mieux gardé d’Afrique australe

14 octobre 2026

Passionnée par les destinations qui sortent de l'ordinaire, la famille Descloux a jeté son dévolu sur l'Angola, un pays encore méconnu des voyageurs. Bivouac dans le désert du Namib, rencontre avec une tribu, chutes de Kalandula sans un touriste à l'horizon et plages de Cabo Ledo : voici le récit de leur voyage, avec leurs enfants de 11 et 14 ans.

Qu'est-ce qui vous a donné envie de partir en Angola, une destination assez inhabituelle ?

Pour commencer, nous sommes de vrais amoureux du continent africain, c'est un vrai coup de cœur pour nous. Et nous avons un faible pour les destinations qui sortent des sentiers battus : nous sommes par exemple déjà partis au Vanuatu et en Arabie saoudite. Nous sommes avides de découvertes, pour nous comme pour nos enfants, et nous aimons couper complètement avec notre vie en Suisse, nous laisser porter au rythme du pays qu'on visite. C'est dans cet esprit que Michel Hoffer, spécialiste Afrique, qui revenait justement d'un voyage là-bas, nous a mis l'Angola en tête : un pays non conventionnel, dont il parlait avec des étoiles dans les yeux.

Vous avez passé plusieurs nuits en bivouac dans le désert du Namib. Comment était cette expérience, surtout avec vos enfants ?

C'est clairement la partie préférée des enfants ! Des tentes confortables avec des lits de camp, de bons repas, des soirées au coin du feu à griller des marshmallows… On avait un guide passionné, qui transmettait vraiment bien ses connaissances. Les enfants ont adoré les grands espaces, la nature, jouer dans le sable : une déconnexion complète.

Ces quelques jours dans le désert nous ont même semblé trop courts ! Chaque jour était différent, les couleurs changeaient, les couchers de soleil étaient à chaque fois uniques, et les matins commençaient toujours en douceur, bonnet sur la tête, autour d'un petit-déjeuner tranquille avant de repartir explorer.

Notre fille l’a d’ailleurs très bien résumé :

« C’est si silencieux, idéal pour bien se ressourcer. Il y fait très noir et on voit bien les étoiles. On n’entend que le bruit des animaux. »

En pratique : à quoi ressemble un voyage en Angola ?

Ce qu'on y voit. Le voyage part de Luanda, la capitale, puis file vers le Sud. Le désert du Namib et le parc national d’Iona y offrent dunes, côte sauvage et welwitschias, des plantes millénaires qu’on ne trouve que dans cette région. Autour de Lubango, la route en lacets de la Serra da Leba et la faille de Tundavala donnent le vertige. C’est aussi le territoire des peuples pasteurs, comme les Mucubal ou les Mumuila. Au centre, on découvre des plateaux verdoyants, des plantations et des marchés de village, ainsi que les chutes de Kalandula et les rochers géants de Pungo Andongo. Le voyage se termine sur les plages de Cabo Ledo, au sud de Luanda.

Comment on voyage. En 4x4 avec un chauffeur-guide privé, au fil de longues étapes sur des routes parfois difficiles. On dort dans des lodges, de petits hôtels simples ou des camps de tentes confortables en plein désert. Il n’y a pas de tourisme de masse et les infrastructures restent limitées : un guide local est indispensable.

Quand partir et combien de temps. La saison sèche, de mai à octobre environ, est la plus favorable. Comptez deux à trois semaines pour combiner le Sud, le centre et un peu de plage.

Bon à savoir. On y parle portugais. Le réseau téléphonique et les paiements par carte peuvent être aléatoires : prévoyez du liquide et… de la patience.

Dans le Sud du pays, vous êtes allés à la rencontre d'une communauté locale. Comment cela s'est-il passé ?

Nous avons eu la chance de partager un moment avec une communauté dans la région de Oncocua, après avoir obtenu l'accord du chef.

C'était un moment hors du temps, fait de curiosité réciproque : ils nous observaient tout autant que nous les observions. Un matin, ils se sont même approchés de notre camp, intrigués de nous voir manger des céréales au petit-déjeuner, une chose dont ils n'avaient pas du tout l'habitude !

Le rapport à ces tribus était différent de ce qu'on avait pu connaître ailleurs : une vraie rencontre, authentique et non prévue.

Avez-vous senti un contraste entre le Sud et le centre de l'Angola ?

Oui, un contraste très marquant. Dans le Sud, il n'y avait presque rien autour de nous : nous n'avons croisé que trois voitures pendant tout notre séjour là-bas. En remontant vers le centre, on a retrouvé une population plus dense, et c'était tout aussi passionnant : on s'est promenés dans les plantations, dans de petits villages isolés, avec des arrêts sur des marchés où les gens se sont montrés très accueillants.

C'est aussi dans cette région qu'on a découvert les chutes de Kalandula : magnifiques, aussi belles que les chutes Victoria… mais sans personne autour pour les admirer.

kalandula falls

Le séjour balnéaire à Cabo Ledo : une bonne façon de terminer le voyage ?

Oui, c'était une belle façon de finir en beauté. Nous avions un hôtel près de la plage, où presque tous les autres clients étaient des locaux. Avec les enfants, on aime toujours terminer un voyage par quelques jours au bord de la mer, histoire de profiter pleinement de la plage.

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris en Angola, en bien ou en moins bien ?

Le côté authentique, sans aucun doute. On n'y croise pas de touristes, encore moins d'Occidentaux. Dans d'autres pays, on sent que les populations se sont habituées à la culture occidentale, alors qu'en Angola, tout est resté très préservé, en particulier chez les tribus, où l'on découvre leur vraie vie.

On garde l'impression d'avoir été hors du temps, sans horaires, à se laisser guider. À un moment, on s'est même retrouvés sans réseau téléphonique pendant une semaine entière, à cause d'une coupure assez courante là-bas. Résultat : plus de bancomat, donc plus d'argent, et il a fallu trouver une banque pour pouvoir payer l'essence. Tout est impacté, mais c'est justement tout l'intérêt d'avoir un guide sur place : c'est lui qui gère, et on peut rester totalement sereins. Il suffit d'avoir du temps devant soi, et de la patience.

Qu'est-ce que le fait de voyager avec vos enfants, aujourd'hui âgés de 11 et 14 ans, vous apporte de plus ?

Voyager avec nos enfants, c'est une vraie chance : ils portent un regard différent sur les choses, et leur présence facilite le contact avec les locaux. Nous sommes toujours partis partout avec eux ; pour nous, soit on fait tout ensemble, soit on ne le fait pas.

Ils amènent une autre dimension au voyage, les rencontres se font plus naturellement. En Angola par exemple, ils ont joué plusieurs heures au ballon avec des enfants du coin, sans parler un mot de la même langue. C'était formidable de voir à quel point le contact passait facilement.

À qui conseilleriez-vous cette destination ?

Aux personnes qui ont déjà voyagé en Afrique : c'est une superbe destination pour une deuxième expérience sur le continent, car c'est vraiment le pays où l'on plonge dans une Afrique brute et préservée.

Il faut aussi aimer prendre son temps et vivre au rythme africain, sans être pressé. C'est exactement ce qu'on cherchait, et c'est ce qu'on a trouvé là-bas. Quant au désert, c'est une expérience inoubliable pour tous ceux qui aiment un peu l'aventure.

Et votre prochain voyage ?

Ce sera probablement le Pantanal, au Brésil, pour sa nature sauvage et sa concentration d'animaux : exactement le genre d'endroit qu'on aime. On n'a aucune contrainte particulière en voyage. Ce qu'on recherche avant tout, c'est se laisser surprendre, vivre de vraies expériences sur place et partager ces moments avec les locaux, les guides et bien sûr en famille, avec nos enfants.

ET SI C'ETAIT VOTRE PROCHAINE AVENTURE ?

Désert du Namib, rencontres authentiques, chutes de Kalandula… L'Angola se découvre avec un guide qui connaît le terrain et un itinéraire pensé sur mesure. Découvrez nos voyages en Angola et parlez de votre projet avec Michel Hoffer, notre spécialiste Afrique.