du Tigre
Destination
Asie du Sud-Est : 6 rencontres locales à vivre de l’intérieur
17 juin 2026
Au-delà des sites visités et des paysages traversés, nous émaillons votre voyage de rencontres avec des personnalités locales, au parcours singulier, à la passion ancrée, qui vous mettent en contact avec la culture du pays d'une façon qu'aucun monument ne peut offrir.
Les six expériences présentées ici ne sont qu'un aperçu des rencontres que nous pouvons intégrer à votre voyage. Parce que chaque itinéraire est conçu sur mesure, nous privilégions toujours les échanges qui font écho à vos curiosités et à ce qui donne du sens à votre manière de voyager.
VIETNAM
1. Bao, ancien journaliste et expert du Vietnam
À une quinzaine de minutes du centre de Hanoï, Dong Ngac donne l’impression d’avoir été doucement absorbé par la ville sans perdre son âme : ruelles étroites, pagode discrète, maison communale et temple ancien composent encore son décor.
C’est ici que vous rencontrez Bao. Ancien présentateur du journal en français à la radio nationale vietnamienne, il a longtemps raconté son pays à un public francophone et observé de près ses évolutions.
Avec lui, la discussion se fait libre, directe, sans détour. À partir de son « portrait du Vietnam », la conversation glisse vers des sujets aussi essentiels que la liberté de la presse, le système politique ou les libertés individuelles dans un pays à parti unique. C’est un échange ouvert, où toutes les questions trouvent leur place.
Période idéale : mars - avril

2. Benoit, journaliste et producteur de nuoc mam - Hoi An
Benoît est français, journaliste, et il fabrique du nuoc mam. La combinaison est moins incongrue qu'elle n'y paraît : c'est justement parce qu'il a le regard d'un observateur, curieux, méthodique, attentif aux détails, qu'il a appris à produire cette sauce de poisson fermentée selon les méthodes traditionnelles de Hoi An.
La visite de sa production mêle l'artisanal et le rigoureux. Il vous explique les cuves, les poissons, les durées de fermentation, ce qui distingue un nuoc mam de qualité de ce que l'on trouve en grande surface. La dégustation qui suit est une leçon de nuances : salé, umami, iodé, presque sucré selon les extractions. Difficile de regarder une bouteille de cette sauce de la même façon après.
Période idéale : mars - avril

LAOS
3. Nithakhong, le prince brodeur
À Luang Prabang, il existe un prince, mais pas celui qu'on attendrait. Nithakhong est issu d'une lignée royale laotienne, et c'est en regardant travailler sa mère et sa grand-mère qu'il a appris la broderie. Aujourd'hui, ses créations habillent les costumes des spectacles de danse traditionnelle des hôtels Aman de la région.
Dans son atelier au bord de la rivière Nam Khan, il travaille sur des cadres tendus, entouré de bobines de fil organisées par teinte avec une précision d'apothicaire. Chaque motif qu'il brode, fleurs stylisées, symboles royaux, animaux mythiques, renvoie à un code esthétique que peu de gens savent encore lire. Il vous le déchiffre, motif par motif.
Période idéale : novembre - février

CAMBODGE
4. Maryia, une vocation en cuisine - Siem Reap
Smiling Gecko n'est pas un restaurant. C'est une école, une ferme, un tremplin : un projet qui apprend à des enfants et des jeunes adultes en situation de précarité à cultiver, cuisiner, et construire leur autonomie par eux-mêmes.
Au cœur du projet, il y a Mariya. Issue des bidonvilles cambodgiens, elle a saisi une chance offerte par le fondateur de Smiling Gecko, une place en cuisine, et construit de là un parcours de cheffe remarquable, jusqu'aux grandes maisons suisses et aux côtés de chefs comme Andreas Caminada. Revenue au Cambodge, elle est aujourd'hui la cheffe du Farmhouse Resort et sa meilleure enseignante. Le chef's table qu'elle propose permet de découvrir une cuisine khmère contemporaine, amok, kroeung, currys au galanga, préparée avec les élèves du programme, qui assurent également le service.

INDONESIE
5. Une cérémonie de purification avec un prêtre balinais - Ubud
Tout commence par un moment posé, les mains occupées : la confection d'un canang sari, l'offrande balinaise traditionnelle faite de fleurs disposées sur une feuille de bananier tressée. Un geste de gratitude, à préparer avant de savoir ce qu'on va porter jusqu'à la cascade.
Habillées de vêtements traditionnels, on emprunte ensuite un chemin confidentiel à travers une vallée luxuriante, jusqu'à la cascade sacrée de Tjampuhan. C'est là qu'un prêtre balinais venu des villages environnants prend le relais. Méditation au bord de l'eau, chants et invocations, purification au contact direct de la cascade, puis un lâcher de fleurs dans le courant.
Ce qui rend cette expérience particulière, c'est qu'elle n'a rien d'une mise en scène pour visiteurs. Le prêtre qui officie vient des villages alentour, selon le calendrier religieux balinais. C'est son rituel autant que le vôtre.

6. Pak, maître des arts balinais - Ubud
À Ubud, Pak est l’un de ces artistes qui semblent incarner à eux seuls toute la richesse de la culture balinaise. Danseur, musicien, sculpteur, marionnettiste et pédagogue, il maîtrise depuis des décennies les grandes traditions artistiques de l’île.
Il vous accueille chez lui pour une rencontre aussi chaleureuse qu’immersive. Entre les marionnettes du théâtre d’ombre qu’il façonne à la main, les sonorités du gamelan, quelques pas de danse balinaise ou l’essayage des masques utilisés dans les récits du Ramayana, chacun est invité à participer. Plus qu’une démonstration, c’est une plongée vivante dans l’univers artistique balinais, au contact d’un homme qui le fait vivre et le transmet avec passion au quotidien.


ON VOUS A DONNÉ ENVIE DE PARTIR ?
Nous aimons prendre le temps nécessaire pour mieux cerner les envies de nos voyageurs afin d'offrir une expérience qui corresponde le plus possible à leurs attentes.








